Me voilà !

Bon, il était temps que je sorte de mon terrier car certains commencent à se rendre compte que j’ai totalement disparu de la circulation (on peut plus vivre tranquille, c’est terrible !).

J’aurais aimé dire que j’ai mis en stand-by la course à pied pour profiter de l’été, parce qu’il commençait à faire trop chaud, parce que j’étais déprimé de mettre fin à de magnifiques vacances dans le sud de la France, parce que j’étais très occupé par la rentrée de ma fille à l’école, parce que je prépare l’arrivée du deuxième, ou bien encore parce que je suis captivé par de beaux projets.

En fait, c’est plus cruel que ça ! Dès le lendemain des Foulées d’Île-de-France, je prenais la décision de stopper complètement la course à pied, temporairement, en raison d’une douleur très suspecte au niveau du fascia plantaire (région du talon). Il s’agissait d’un choix fait à contre-cœur, mais le temps me donnait raison. La douleur s’est maintenue tout au long de l’été et persiste encore aujourd’hui. Je sens bien qu’elle s’atténue depuis ces dernières semaines, mais le processus est très long.

J’avais déjà entendu parler de ce type de douleur qui correspond à une manifestation inflammatoire nommée fasciite plantaire (ou aponévrosite plantaire, ce qui correspond à une inflammation de l’aponévrose). Apparemment, de nombreux coureurs qui maintiennent leur activité malgré ce problème finissent dans un sale état. En ce qui me concerne, la douleur est relativement superficielle depuis le début. J’ai juste eu quelques pics désagréables pendant mes vacances, les jours où j’ai fait pas mal de marche. Car la très grande difficulté est là : le fascia plantaire est sollicité à chaque pas lorsqu’on marche. Du coup, comme je le constate au quotidien, la douleur s’entretient facilement. C’est rageant !

Le glaçage, l’argile verte, ou bien encore les massages peuvent aider à soulager la douleur et apaiser les tissus. Une chose est sûre, l’arrêt de la course à pied est indispensable pour faire disparaitre l’inflammation. L’ostéopathie est un axe intéressant pour travailler globalement sur certains blocages. Le port de semelles est parfois recommandé pour corriger les appuis, mais je suis sceptique quant au véritable rôle de ce dispositif. Je vais tout de même faire un test à ce niveau, mais il me faudra encore patienter deux semaines.

En attendant d’être de nouveau pleinement opérationnel pour courir, je prends mon mal en patience et réfléchis à mon retour à la lumière de ma petite expérience. Parce que, comme je l’évoquais fin juin, je sentais bien qu’il y avait à cette période là quelque chose de pas net. J’avais ressenti des douleurs inhabituelles et une dégradation de ma foulée. S’il est parfois extrêmement compliqué d’identifier sans ambiguïté la source d’un problème, je n’ai pas le moindre doute sur la cause de mon état actuel. C’est la conséquence de cette fameuse semaine où j’ai placé deux séances de travail en côtes, en incluant, en plus, du bi-quotidien et une course le dimanche. Je n’aurais jamais du foutre une séance de côtes le mardi (séance habituellement dédiée à de l’EF sur terrain plat), ça m’apprendra !

Je prévois donc de revenir très prudemment et suis très enthousiaste car ma perte de niveau ne devrait pas être bien méchante. En effet, j’ai profité de ce mauvais passage pour faire un retour à la source : le vélo ! J’ai pu passer d’un sport à l’autre sans la moindre coupure ou presque. Le vélo doit contribuer à l’entretien de l’inflammation mais de façon très marginale. C’est surtout la marche qui casse tout… mais il faut bien bouger ! Depuis juillet, je tourne à 5/6h d’ergomètre par semaine. Les compétitions me manquent, mais c’est déjà une énorme satisfaction de pouvoir bosser de façon constructive. Mes séances sont millimétrées comme à l’époque, et j’arrive même à être plus précis grâce à mon expérience de la course à pied. Ce qui est génial aussi avec le vélo, c’est qu’on peut envoyer et se rentrer franchement dedans sans risquer la moindre blessure. Le vélo jouera un grand rôle dans mon plan de reprise de la course à pied.

Enfin, cela fait très très longtemps (mars dernier) que je n’ai plus partagé mes séances d’entraînement comme j’avais l’habitude de le faire auparavant. Par manque de temps, je préférais donner la priorité aux retours d’expérience sur les compétitions. J’ai pourtant bien un article en brouillon, que j’actualise régulièrement, et que je n’ai jamais publié car je ne vois pas l’intérêt de balancer des blocs de séances sans faire le moindre commentaire. Ce sera mon prochain article, après une petite mise à jour pour inclure mes trois dernières semaines de vélo. J’ai vraiment hâte de faire mon retour, de prendre du plaisir à bosser avec finesse pour faire péter le chrono ! Mais il va falloir encore être patient… En attendant, demain c’est vélo, avec une belle séance de seuil au programme !

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