[Résultats CAP] Eco-Trail de Paris 2015

Les sensations musculaires étaient très moyennes à la veille du départ de cette 8ème édition de l’Eco-Trail de Paris. J’espérais une amélioration de cet état grâce à une bonne nuit de sommeil mais c’était statu quo samedi matin. Avant même l’échauffement, je ressentais un net manque de puissance. Les jambes ne répondaient pas comme je le souhaitais face à l’épreuve qui allait s’amorcer.

L’enthousiasme était malgré tout là sur la ligne de départ, avec la détermination de ne pas flancher comme l’an dernier et l’espoir de boucler la distance en moins de 2h30 et/ou de faire un top 100 (les cerises sur le gâteau !). A dix heures tapante, je partais sur un rythme soutenu mais prudent.

Je passais le kilomètre 9 en 40’12, classé 101ème. Quelques minutes plus tard, je commençais à déjà sentir une certaine raideur musculaire dans les descentes. Peu après la mi-course, certains appuis me laissaient imaginer une fin d’épreuve très compliquée. Tout en maintenant un effort prudent, je continuais à gagner quelques places.

Je passais le kilomètre 20 en 1h35’13, classé 86ème. Grâce à plusieurs spectateurs, je savais que j’étais 78ème de ma vague. Cette information me donnait un petit coup de fouet sur le moment. Mais la réalité me rattrapait dans la descente qui nous emmenait vers la sortie du Parc de Saint-Cloud. Esseulé sur cette partie, des concurrents commençaient à me reprendre une fois sur les quais. Les huit derniers kilomètres allaient se transformer en long combat pour ne pas craquer.

J’estimais mon classement en temps réel, tout en pensant à la petite marge dont je disposais pour faire un top 100. Plusieurs concurrents me rattrapaient, jusqu’au moment où je tentais en vain d’accrocher la 90ème position. Il me restait une marge de 10 places environ. Très rapidement, le 100ème concurrent me rattrapait et me dépassait. Je ne tentais rien car je sentais bien que j’allais me cramer en un clin d’œil à la moindre accélération prolongée. Dans la dernière demi-heure de course, mon unique préoccupation était de limiter la casse, c’est-à-dire être capable de courir jusqu’à la ligne d’arrivée. Des dizaines de concurrents me doublaient…

La Tour Eiffel ne cessait de se rapprocher mais je ne voyais toujours pas cette fameuse ligne. J’acceptais l’idée de boucler l’épreuve en plus de 2h30 lorsque je vis mon chrono afficher plus de 2h28 de course. Je ne souhaitais qu’une seule chose : terminer cette course !

Finalement, je franchissais la ligne d’arrivée en 2h29’34, classé 186ème / 2777.

La satisfaction n’était pas vraiment là car je n’avais pas imaginé une fin d’épreuve aussi difficile. Par ailleurs, je ne pouvais m’empêcher de penser à ces 23 km passés dans le top 100 avant de partir à la dérive. Je m’étais quand même pris 8 minutes en moins de 10 km !

Toute analyse sérieuse nécessite un raisonnement rationnel dont je suis tout à fait capable (entraînement régulier mais bien insuffisant pour une épreuve aussi longue, stress négatif inhabituel lié à une logistique compliquée). Cependant, aujourd’hui encore cette épreuve résonne en moi comme un échec. Quoi qu’il en soit, je peux au moins me dire que c’est fait, que je suis parvenu à boucler cette course sans craquer (24 minutes de moins que l’an dernier), et passer maintenant à autre chose.

Je vais continuer à enchaîner les courses dans les semaines à venir et serai notamment dimanche prochain à Saint-Leu-la-Forêt pour la Course des Coteaux (10 km).

3 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *