[Résultats CAP] Maxicross de Bouffémont 2015

Je prenais hier matin le départ de la course de 15 km du Maxicross de Bouffémont. Nous étions plus de 600 concurrents au départ de la course !

Mon état de santé du moment (légère toux + mal de gorge depuis vendredi) me laissait présager un réveil dominical compliqué. Finalement, à l’exception d’une fatigue qui me rendait mentalement moins vif que le week-end dernier, tout allait bien. Huiles essentielles, herbes, produits de la ruche, et bains dérivatifs, je dois dire aussi que je mets le paquet pour rééquilibrer les choses depuis vendredi !

Une fois arrivé à Bouffémont et garé, je constate à l’échauffement que l’organisateur a prévu une petite rallonge de 500 mètres sur route au départ. Le but est d’éviter un engorgement massif dès le début de la course. Il s’agit d’un choix judicieux sachant que l’on aborde directement un sentier étroit en sous-bois.

Vers 9h00, le coup de pétard retentit, c’est parti pour 15 km vers l’inconnu ! Ce départ routier comprend une courte côte qui permet de bien étirer la tête du peloton. Nous abordons le début de la forêt quasiment en file indienne, ce qui permet d’évoluer sans être gêné. Je suis à peu près en 35ème position. Après un petit kilomètre de côte, nous attaquons une descente.

Les trois premiers kilomètres de course suffisent à valider mon investissement dans des Salomon Speedcross 3. Du début à la fin, je ne me retrouverai jamais en galère comme lors du Trail des Marcassins.

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Mes Speedcross neuves dignement baptisées !

Les six premiers kilomètres sont plutôt roulants malgré un terrain globalement technique. Dans la descente qui nous emmène vers Saint-Prix, je regarde mon chrono et fais un rapide calcul de vitesse moyenne. J’estime un temps de course qui me semble très sympa au premier abord. Mais j’ai bien à l’esprit les temps des premiers de l’édition 2014, et là je suis loin d’être dans les premiers. C’est certain, un truc pas net nous attend sur la suite du parcours ! Et ça commence effectivement avec un premier raidillon à la sortie de Saint-Prix. Sur la deuxième partie du parcours, les successions de montées/descentes viendront sérieusement casser le rythme. Les côtes sont raides et toutes les descentes sont techniques, voire très techniques.

Je perds bien trop de temps à mon goût dans les descentes, notamment à la sortie de ce fameux « M » (une montée raide suivie d’une descente raide, puis la même chose, le tout sans le moindre répit) où je tente de revenir sur un concurrent que je double dans les montées et qui repasse systématiquement devant moi dans les descentes. Je suis à une vingtaine de mètres de ce dernier lorsque nous attaquons un section sinueuse et accidentée. Au prix d’un effort assez soutenu, je reviens très progressivement jusqu’au moment où nous devons franchir une partie méchamment boueuse. Il y en a partout, c’est assez profond et ça colle tellement que j’y laisse une chaussure ! Je ne reverrai plus jamais l’ami… Je remets ma chaussure et repars avec un participant qui me suivait de quelques mètres. A peine reparti, je m’arrête de nouveau pour resserrer mon autre chaussure qui risque de se faire également la malle. Mon nouveau compagnon de route semble m’attendre. Je rejoins ce dernier en pensant que nous allons pouvoir nous entraider pour finir à bloc mais il semble être à sec ou indifférent au chrono. Agacé d’avoir perdu bêtement du temps avec cette histoire de chaussures, je poursuis la course à mon allure. Désormais j’évolue en solo, avec un concurrent en point de mire à environ trente secondes. C’est loin, mais je force légèrement le rythme afin de tenter de revenir dans le faux-plat descendant, sinueux et étroit, qui nous emmène vers l’arrivée. J’entends subitement des voix qui nous demandent de ralentir. Un homme est à terre dans une civière, mon ardeur se réduit d’un cran. Il ne semble pas être dans un état grave mais l’image calme. Après un instant de trouble, je repars dans l’idée de rejoindre le concurrent qui me précède mais je n’y crois pas assez et termine à une poignée de secondes de celui-ci.

Je boucle l’épreuve en 1h25’08, classé 23ème / 525. Je suis forcément satisfait sachant que j’espérais un chrono d’1h30 mais je ressens une petite frustration. J’ai subi un parcours trop technique pour moi et qui ne m’a pas permis de m’exprimer comme je le souhaitais. Ce sont surtout les descentes que je n’ai pas su bien gérer, par manque de technicité et d’entraînement sur un type de terrain qu’il est compliqué de trouver près de chez moi. Voilà une excellente raison de revenir l’an prochain, à la fois pour évaluer mes progrès, pour vivre l’expérience différemment, et pour profiter d’un cadre de grande qualité pour une épreuve nature en IDF !

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  1. […] Lundi 2 : vélo, récupération active sur ergomètre, 35′. Mardi 3 : seuil sur ergomètre, 3 x (5′ 57 % 80 RPM + 5′ 76 % W 90 RPM), 45′. Mercredi 4 : vélo, vélocité/rythme sur ergomètre, 5′ 68 % 110 RPM + 5′ 62 % 70 RPM + 10′ 68 % 120 RPM + 5′ 62 % 80 RPM + 5′ 68 % 100 RPM, 45′. Samedi 7 : vélo, PMA sur ergomètre, 6 x (1′ 97 % 110 RPM + 4′ 68 % 80 RPM), 45′. Dimanche 8 : Maxicross de Bouffémont. […]

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