[Résultats CAP] Trail du vieux lavoir 2016

Après avoir hésité entre deux épreuves jusqu’à mercredi dernier, finalement, je prenais hier matin le départ du 10 km du Trail du vieux lavoir (Morainvilliers, 78).

L’organisateur proposait un très bel itinéraire à travers champs et forêt. Les conditions météos – un peu de soleil et une température douce – rendaient le cadre de course fort agréable.

Trail du vieux lavoir – Profil de la course de 10 km

Mon niveau de forme sur cette course était nettement meilleur que celui de dimanche dernier. Alors que l’analyse de ce que je vivais comme un échec me semblait presque impossible, mon hypothèse se confirmait sans la moindre ambiguïté lors de ma séance d’endurance fondamentale de mardi dernier. Dès les premières foulées, je comprenais clairement que mon corps n’avait pas encaissé ma précédente semaine d’entraînement (fatigue générée par un travail en côtes nettement plus volumineux que d’habitude). Je comprenais également que j’en avais rajouté une couche avec la course de dimanche. C’est très vicieux parce que je ne l’avais pas du tout senti venir. Lors de cette sortie en EF, le problème n’était pas tant la douleur musculaire qui restait modérée (musculairement, je n’ai de toute façon jamais de soucis) mais plutôt un gros manque de tonus et une motricité très dégradée. Cet état était révélateur sachant que j’ai toujours d’excellentes sensations le mardi. Résultat, je réalisais ma sortie avec six minutes de plus que d’habitude, ce qui représente une différence colossale sur 12 km. Côté cardiaque, tout allait bien. J’aurais pu forcer pour viser mes temps habituels mais cela n’aurait eu aucun sens et la sortie était déjà suffisamment désagréable à vitesse réduite !

Sur le reste de la semaine, j’excluais le travail en côtes tout en maintenant les efforts à hautes intensités. J’espérais ainsi récupérer rapidement et arriver dans de bonnes conditions au départ de ce trail de 10 km.


Le départ !

Le départ était plus rapide que ce à quoi je m’attendais mais je parvenais tout de même à accrocher le groupe de tête sans faire de folies. Après 300 mètres de course, on attaquait une longue descente en haut de laquelle j’occupais la 7ème position. Vu comme ça envoyait dans la descente, je me disais qu’un top 10 allait être un beau défi à relever. Dans la descente, les écarts se creusaient progressivement, surtout avec les deux hommes de tête. En bas, je passais le premier kilomètre en moins de 3’25 et il n’y avait plus que cinq concurrents devant.

Sur une section relativement plate qui précédait une ascension d’un petit kilomètre, je doublais un concurrent qui semblait subir l’euphorie du départ. De mon côté, je n’étais pas sûr du tout d’être dans mon rythme. Avec plus que quatre concurrents devant moi et des sensations qui n’étaient pas mauvaises, je ne me posais pas de questions. Je maintenais une allure qui me semblait élevée. Un peu plus loin, je rejoignais un autre concurrent dans une côte (km 3). On allait faire un bout de chemin ensemble.

Après une descente puis de nouveau une belle ascension d’un kilomètre, je sentais mon compagnon de route un peu à la limite. Je relançais dans une courte portion descendante et, au moment d’attaquer un faux plat montant, il n’y avait plus personne derrière. Au loin, à environ 40 secondes, j’apercevais le troisième de la course. Sans me faire d’illusions, je maintenais mon allure afin de tenter de conforter ma position.

Je constatais que je revenais très lentement sur le troisième. A moins d’un kilomètre de l’arrivée, l’écart était de 30 secondes. Mais derrière, ça revenait aussi. Et pour le coup, ça revenait très vite ! J’étais à bloc et je n’avais pas l’impression de faire du sur place mais deux coureurs revenaient quand même. Le premier allait me griller à 200 mètres de l’arrivée. Il était fort, très fort… Ce qui ne me surprenait pas lorsque j’apprenais a posteriori qu’il s’agissait en fait du coureur de tête qui s’était trompé de chemin. Du coup, j’avais fait une bonne partie de la course en troisième position et retrouvais ma place peu avant l’arrivée. De même, le second coureur revenait rapidement mais je parvenais à maintenir l’avantage pour quelques secondes sur la ligne d’arrivée.

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Au final, je termine l’épreuve en 41’38 (14,41 km/h) et me classe 4ème / 185. Je rate la deuxième place pour seulement 13 secondes et le cinquième revient à 4 petites secondes. Quant au premier, il se balade avec plus d’une minute d’avance sur notre petit groupe. Derrière, il y a de beaux écarts, ce qui ne m’étonne pas vis-à-vis de mon ressenti sur le rythme de course.

Même si passer si près d’un podium (auquel j’avais tout de même droit en terminant 1er senior hors classement scratch) est rageant, cette épreuve est une grande satisfaction. En effet, je suis parvenu à très bien gérer mon effort sur un terrain qui n’est pas du tout le mien (dès que je sors de la piste et qu’il y a quelques cailloux, je ne sais plus où mettre les pieds 😉 ) et j’ai passé un magnifique moment de partage avec ma petite famille. De l’espace, de la forêt, des jeux, une bonne ambiance, ET du beau temps, tous les bons ingrédients étaient réunis !

2016-06-26 - Trail du vieux lavoir - Podium - 2
Trophée remis par David Douillet en personne !

Je n’avais rien prévu pour la semaine prochaine mais, suite à une sollicitation, je serai au départ du 10 km des 21ème Foulées d’Ile-de-France (Vincennes, 94).

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