[Résultats CAP] Vars Mountain Trail 2015

En manque de compétition en cette période estivale très creuse en Île-de-France, je profitais dimanche dernier du début de mes congés pour participer à une épreuve en haute montagne. Sur le chemin Paris/Aix-en-Provence, après un premier détour par Annecy, je m’offrais un second détour par Vars pour participer à la seconde édition du Vars Mountain Trail.

Teaser de l’événement

Montage vidéo de l’événement

 Dimanche matin, 10h tapantes, je prenais le départ de la course de 15 km.

Col de Vars – 15 km (730 mètres D+) – Profil altimétrique

col-varsComme le montre le profil ci-dessus, l’itinéraire se résumait en trois bosses et trois descentes.

Le départ du 15 km

Ce trail en montagne était pour moi une grande première. Contrairement aux courses sur route et courses natures plates ou vallonnées qui se font à bloc, j’étais parfaitement conscient de la nécessité de partir tranquillement. Encore fallait-il que je sois capable de transformer cette belle idée en quelque chose de rationnel sur le terrain. Dès le départ, je me retrouvais à l’avant-poste du peloton. En 3ème position au pied de la première bosse, je passais 5ème au sommet (km 3) puis 8ème au ravitaillement du col de vars (km 5).

Mon passage au Col de Vars

Après ces trois kilomètres à près de 12 % de moyenne, j’étais plus ou moins cramé et j’aurais été ravi que la course s’arrête ici. Mais il restait encore 10 bornes… La première descente allait être presque aussi difficile que la montée sachant que j’avais beaucoup de mal à récupérer. Je continuais à reculer dans le classement avec le retour de quatre concurrents dont la première féminine. Cette portion présentait des passages à la fois techniques et très rapides. L’adaptation permanente de la foulée était un facteur clé pour maintenir l’allure. Je constatais clairement la différence d’expérience avec la plupart de mes compagnons de route qui parvenaient à me semer sans grande difficulté. Mon but était avant tout de rester lucide et de ne pas complètement m’écrouler avant l’arrivée.

Peu avant le kilomètre 9, on entamait la deuxième difficulté de l’épreuve : une côte de 2,5 km avec un premier kilomètre à 12 % de moyenne. Au pied de cet obstacle, je maintenais le contact avec la première féminine qui s’envolait après le passage de la partie la plus raide. La deuxième partie de la bosse, sur route large, était plus roulante mais mon ressenti n’était pas meilleur pour autant.

Avant même d’attaquer la deuxième descente, je comprenais que j’allais morfler. C’était parti pour seulement un kilomètre de descente mais sur un terrain fortement pentu alternant lacets et passages très rapides. Là encore, ma préoccupation était moins le classement que la sécurisation de la descente. La fatigue devenait pesante et il restait encore une bonne difficulté. Il fallait rester lucide et ne pas perdre le contrôle de la foulée tout en restant suffisamment souple. L’exercice était loin d’être simple. Mes muscles commençaient à légèrement tétaniser et j’étais presque cuit, si bien que je réalisais la dernière côte en marchant (700 mètres à plus de 15 % !).

Malgré une grande fatigue, les 500 derniers mètres de course en descente constituaient presque une formalité face à ce que je venais de vivre. Au final, je bouclais l’épreuve en 1h39’54 et me classais 16ème sur 120 participants.

Mon passage sur la ligne d’arrivée

Le bilan est très moyen. Si je ne pouvais pas mieux faire sur le plan technique en raison de mon inexpérience, j’aurais dû partir beaucoup plus prudemment. Pour l’anecdote, le vainqueur ne me double qu’après 500 mètres de course et me met plus de 17 minutes au final (et je n’avais « que » 3’40 de retard au kilomètre 5 !). Comme tous les coureurs qui sont partis devant, je me suis grillé en beauté. Deuxième erreur, j’ai voulu faire l’épreuve sans de quoi m’hydrater en pensant que cela passerait pour environ 1h30 d’effort à cette heure de la journée. Et comme je devais avoir un problème dans ma tête ce jour-là, je ne me suis pas arrêté au ravitaillement du kilomètre 5 alors que je ressentais déjà la soif. J’aurais pu être sanctionné par l’organisateur dans la mesure où chaque concurrent devait obligatoirement emporter 75 cl d’eau minimum. C’est pile ce qui m’a manqué et je me suis moi-même infligé la pire des punitions, à savoir participer à une très belle épreuve sans prendre le moindre plaisir. Il est clair que je ne répéterai pas deux fois les mêmes erreurs !

Si j’ai la possibilité de passer par Vars l’an prochain à cette période de l’année, je reprendrai certainement le départ de ce 15 km. Avec ou sans moi, je pense que l’événement aura encore plus de succès que cette année. L’organisation est très bonne, l’ambiance est sympa, et les itinéraires proposés sont absolument magnifiques.

Ce qui est sûr, c’est que j’ai une revanche à prendre sur moi-même et ça je ne le manquerai pas !

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